A la découverte de notre région


Le village

Aujourd’hui, vous faites étape pour un, ou plusieurs jours dans un petit village de Corse qui s’appelle COTI-CHIAVARI.

COTI « sorte de pierre » et CHIAVARI « nom d’une colonie partie de Chiavari, (une ville de la Rivièra di levante de Gênes) qui tenta de s’installer dans la région »

Situé entre mer et montagne, à 38 Kms au sud d’Ajaccio, et autant de Propriano. Cette commune de 6284 hectares, aux 44 Kms de côtes, au maquis dense et odorant, vous offre des points de vue sur le golfe d’Ajaccio uniques. De magnifiques plages de sable blanc bordent son littoral.
Parmi ces plages, Portigliolo, Mare e sole, Cala d’orzu ou encore Cupabia.

A Verghia, le long de la magnifique plage de Mare e sole, vous pourrez vous promener dans une forêt essentiellement de chênes verts, son histoire et d’autres plantes tel que les bruyères, les arbousiers en font sa richesse.

Pour arriver jusque chez nous, vous avez serpenté le long d’une route bordée d’eucalyptus, de chênes liège, de ciste et de maquis. Cette forêt domaniale, d’une superficie de 2219 hectares aux multiples senteurs offre d’agréables promenades.

« Les Grecs l’appelaient Kalliste, les Anglais l’île aux parfums, et nous l’île de beauté »

Les senteurs de notre Terre inspirèrent à NAPOLEON toute la poésie de sa nostalgie.

« La Corse à mille charmes, mais il en est un qui me suffirait pour la reconnaître les yeux fermés »

Le village de COTI, fut construit en l’an 930, puis détruit en 1573 par les Ottomans, mais il conserva son nom « Cutese, ou domaine de Coti ».
On raconte qu’au XI° siècle, toute la rive sud était sous la domination du comte de Frasso. Le village composé alors de quelques maisons fut reconstruit, avec ses tours prêtes à le défendre. Afin de protéger leurs territoires, les Génois édifièrent deux tours carré, situées dans le vieux village de Coti « A TORRA BASTARDA » pour l’une, quand à l’autre elle se situe juste après le bureau des Postes, dans un virage en épingle, leur histoire est encore l’argument de nombreuses légendes.

Tour de Capo di Muro

Notre commune abrite en outre les fameuses tours génoises rondes et fières. Elles servaient d’observatoire, afin de donner l’alerte aux paysans.
– La tour de la Castagne construite en 1584. Facile d’accès.
– La tour de Capo di Muro. Facile d’accès, elle est l’occasion d’une belle promenade qui peut vous mener au phare de Capo di Muro et à la statue de la Madunella qui est le rendez-vous le lundi de Pâques d’un pèlerinage chrétien convivial.

Ces tours prévenaient des invasions maritimes. Ainsi, lors de la bataille de Lepente le 7 Oct 1571, où 500 vaisseaux vont s’affronter pour repousser les Ottomans sur la mer.

La commune telle qu’on la connaît aujourd’hui fut crée en 1851 par la réunion de territoires appartenant aux villages de la montagne d’Ornano (canton de santa-Maria Sicchè, Frasseto, Quasquara, Campo, et d’un village du canton de Zicavo, Zevaco). C’est là que se faisait la transhumance des bergers et de leurs troupeaux, l’hiver à la plage (piaghja), l’été à la montagne.

Notre commune s’étend de la montagne à la mer, en plusieurs hameaux, Cardo, Arrieza , Pozzaccio, Campestra, Cala di Cigliu, Marmontaghia, stefanaccia, Aqua-doria, etc …

Le gouvernement de Gènes voulut mettre en valeur cette grande étendue de terre située à environ 4 kms de la plage de Verghia en faisant venir une colonie partie de Chiavari ville de la « Riviera di levante » de Gènes qui donna son nom au domaine de Chiavari. En 1714 La petite colonie qui dispose d’un bon outillage fonde un bourg auquel elle donne le nom de son pays d’origine. Mais la malaria la décime en moins de quinze ans. Il n’en restera qu’un proverbe ajaccien « spenti comme i Chiavarini (éteints comme les gens de Chiavari).

Le penitencier

Après la conquête de corse par la France en 1769, on tenta d’implanter une colonie de Lorrains. Cette colonie disparut en partie par la malaria mais aussi par l’action malveillante des habitants de la Costa Ils ne laissèrent ni paix, ni trêve aux nouveaux venus, qu’ils traitaient d’usurpateurs et d’intrus.

Le système de colonisation fut remplacé par celui des concessions. A partir de 1789, la grande révolution remet tout en question, les descendants des premiers habitants des lieux réfugiés dans les montagnes de la vallée du Taravo se ruèrent sur les terres, reconstruisirent les maisons en ruine et en disposèrent comme de leurs propres biens jusqu’en 1824. Après plusieurs jugements les Domaines de Coti et de Chiavari deviennent la propriétés des communes de Quasquara et de Frasseto.

Sous le règne de Napoléon III, en 1855 l’état s’octroie la propriété du domaine agricole de Chiavari et aménage les bâtiments génois pour les 200 premiers détenus. Cette installation donne lieu à des altercations entre les pouvoirs publics et les habitants qui sont expulsés et traités comme des malfaiteurs pour leur avoir résisté.

D’autres constructions suivirent, de nombreux bâtiments; logements, caves, plusieurs barrages l’un d’eux construit en 1870 à d’une capacité de 24000 M3, des irrigations, l’organisation des cultures en espalier,des granges, une fosse à purin, une poudrière, des cuves en pierre pour le vin, un portillon pour l’horloge et le campanile, un cimetière laissé à l’abandon se trouve dans le creux d’un vallon, du coté du chemin de Laticapso, et sur la route de Campestra se trouve le cimetière des gardiens et des cadres du pénitencier, profané malheureusement. Autour du pénitencier s’organise une petite citée pouvant vivre en autarcie.

De nombreux prisonnier périrent dés la première année, à cause de l’insalubrité de l’endroit d’une part, mais aussi à cause de la malaria et du paludisme. L’été, le site est alors éputé inhabitable.

Dés 1856, les détenus construisirent des logements dans le village de coti pour les gardiens et les cadres, ainsi qu’à Laticapso pour les prisonniers qui émigrèrent pendant les fortes chaleurs, et se protéger ainsi de ce fléau.

Pour combattre ce moustique responsable de ces maladies, les eucalyptus furent alors plantés tout au long des routes et des chemins, aujourd’hui encore, on peut admirer et se promener à l’ombre de ces magnifiques spécimens qui parfument agréablement la nature.

De nombreuses cultures couvraient tout le domaine, des vignobles, des oliveraies, des orangeraies, des cultures maraîchères qui étaient embarquées au port de Chiavari (plage située au bas de la route D55) et livrées au marché d’ Ajaccio. En effet, il y a moins d’un siècle, les communications avec Ajaccio se faisaient par la mer à bord de petits voiliers, et moins fréquemment par voie de terre, d’autant que le pont en bois sur la Gravona (dans la plaine de Campo del’Oro) était souvent emporté par les crues. En 1789, le droit de passage avait été concédé à un nommé Stéphanopoli, qui faisait traverser le torrent (alors bien plus abondant et puissant qu’aujourd’hui) sur sa barque moyennant deux sous par personne et par animal.
Le pont en maçonnerie fut construit sous la Restauration.

Dans ce pénitencier agricole, il y a eu pré de 800 voire jusqu’à 1200 détenus civils ou militaires qui devaient entretenir les cultures, faire les chemins d’accès, construire, etc. leurs peines pouvaient être de 3 à 10 ans de réclusion, voire 15 à 20 ans de fers, parfois même les fers à perpétuité.De nombreuses évasions eurent lieu à cause du nombre limité de gardiens.

Le site fût fermé en 1906 et les détenus furent envoyés à Cayenne.
Abandonné en 1922, il fut réquisitionné pendant la seconde guerre mondiale, et utilisé comme prison pour les soldats Allemands.

Délaissé complètement après la libération le site changea complètement de physionomie par le pillage de ses pierres, ne laissant alors que quelques vestiges.

En 1961, après un échange de biens, l’état cède le domaine immobilier du pénitencier à une société (société pour l’équipement touristique de la corse), en 1964, cette société revend ses biens sur une superficie de 131 hectares à la société du lotissement du domaine de la Pinède.

AGATHA CHRISTIE et ses romans.

Sur la route qui vous mènera à l’antenne de télévision TDF, dans le premier virage se trouve une maisonnette qui abrita la très célèbre AGATHA CHRISTIE.

Dans les années 1900, elle arriva à Coti-Chiavari par une journée de brouillard, fatiguée par la route, elle décide de s’arrêter dans une toute petite auberge qu’elle nomma « l’auberge du bout du monde, elle s’inspira de cet univers pour écrire l’une de plus fameuse nouvelle policière « Les aventures de Monsieur Quinn ».

FRANCOIS COTY et ses parfums.

Notre village donna son nom à l’illustre signature « COTY » dont les fragrances ont parfumés le monde entier. François Spoturno, pris le nom de sa mère COTI, et le rendit célèbre par delà les frontières.

L’île était alors parsemée de petites coopératives, six ou sept exploitants formés à la culture du géranium Bourbon et de la précieuse rose de Mai. L’une de ces exploitations était située sur la commune de Coti à portigliolo.
En 1904, lors de la présentation de son premier parfum dans le hall du grand magasin du Louvre, l’attitude du directeur qui sert un mauvais accueil à l’œuvre de François Coty,
Met ce dernier dans une colère telle, qu’il brisa le flacon de son premier parfum. L’incident attira une foule de clientes séduites par l’odeur.

Ce fut l’aube d’une grande aventure, il confia le dessin de ses prestigieux flacons à LALIQUE et s’entoura de collaborateurs de grands renoms tels que :
LANCÔME, CHRISTIAN DIOR, ORLANE,

Il fut baptisé : LE NAPOLEON DE LA PARFUMERIE.
Coti fut aussi le lieu de naissance de d’Ettore Ravaschiera, un des nombreux héros des chroniques de Giovanni della Grossa.

A l’est de Coti-Chiavari, sur la colline que domine le Taravo, le père Paolini a signalé les traces d’un camp romain avec des débris funéraires. (Arch. Stor di Corsica).
Légende des Setti-Nave ( pointe de l’Isolella ).

Sous le règne de Louis –Philippe, un cuisinier pâtissier venu de Lyon ou de Marseille, on ne sait, qui s’appelait Louis Guidon passa dans notre village de Coti –Chiavari, goûta, du côté d’Aquadoria l’aziminu du merule (sorte de pot au feu de merles aromatisé aux baies de myrte, laurier, ail, oignon, lard ) après deux heures de cuisson le tout était pilé et tartiné chaud sur des tranches de pains grillés, il le trouva savoureux, et décida d’en améliorer la préparation, en la rendant plus fine et délicate, ainsi naquit le célèbre pâté de merles que les gourmets pouvaient savourer chez « Guidon et Vinet » rue Napoléon à Ajaccio dés le 29 Janvier 1844.

Les gourmets commencent à apprécier le merle Corse dés XIV° siècle.

Les merles étaient surtout prélevés au piège, des lacets en crin de cheval tendus entre deux baguettes faîtes de bois de bruyère, ces pièges étaient disposés le long d’un étroit chemin dans les sous bois, et le maquis (travée) ces lieux étaient très respectés, car il faisaient vivre de nombreuses familles, notamment pendant la guerre, et en période de restriction, les meilleure piégeurs étaient investis d’un mission et se devaient d’aider les plus démunis, les vieillards, les femmes seules.
La tradition voulait que l’on offre des merles par paquets de six, sans attendre d’un retour.

Ce gibier des plus médiocres sur le continent devient délicieux lorsqu’il mangent les baies de myrte, et d’arbousier, les meilleures oiseaux viennent des environ d’Ajaccio, d’Aléria, et de Ghisonnacia.

Un officier de l’armée des Indes, le major Muray, charmé par la beauté de l’anse de Portigliolo, avait décidé de venir s’y installer, il y mourut et se fit enterrer sur un mamelon élevé de 60 mètres d’où il dominait toute sa propriété. Plusieurs années après ses terres sont revendues, son corps est déplacé, fait curieux, il est intact, ses cheveux et sa barbe ont poussé.
Aujourd’hui un rocher surmonté d’une croix témoigne de sa présence.


La commune de Coti-Chiavari offre de nombreuses criques et plages. De sable fin ou sauvages, ces plages sont facilement accessibles.
Les plages

Quelques clichés des plages environnantes: Portigliolo, Mare e sole, Cala d’orzu, Cupabia …
Les plages
Les plages
Les plages

Les plages
Les plages
Les plages

Si vous aimez marcher, vous pourrez faire de nombreuses randonnées plus ou moins faciles très proche de chez nous, certaines, dans la forêt domaniale de Coti, où se trouve le pénitencier de Chiavari, d’autres aux alentours.

Tout proche du Mare E Monti sud, ainsi que du trajet du tour de Corse, le Belvédère, permet de découvrir des sites merveilleux à quelques minutes seulement de marche.

Capo di Muro qui sépare les golfes d’Ajaccio et de Propriano, offre des balades de crête panoramiques inoubliables.


L’ancien pénitencier de Coti-Chiavari possède des ruines émouvantes. La forêt d’eucalyptus et les chemins du maquis, recèlent des possibilités innombrables. Tout comme l’église du village, récemment restaurée, procure une vue somptueuse propice à la méditation.

Vers le sud, les plages de Cala D’Orzu ( la fameuse paillote incendiée ) et de Cupabia sont à quelques minutes.
Vers Ajaccio, vous attend l’une des plus belles plages de Corse, la plage d’Argent.


Filitosa, haut lieu de la préhistoire, Sartène et sa procession du Vendredi saint, Bonifacio et son site unique au monde sont à moins de 1H30 de voiture.

Vous pourrez prolonger vers la presqu’île magique d’Isolella, la station de Porticcio, Ajaccio, son musée Fesch, sa citadelle, ses rues commerçantes, ainsi que la Route des Sanguinaires.


La région regorge d’activités culturelles et de plein air.

À 15 mn de chez nous vous pourrez avoir accès à des cours de voile à Mare e Vela Plage de Portiglilo, des cours de plongées, Club de plongée à Verghia, ou alors pourquoi pas louer un jet-ski, ou un bateau, ou bien faire une Promenade a cheval sur la plage de Mare e Sole.


À 45 mn env vous pourrez visiter le site préhistorique de Filitosa, les Thermes de Barraci (rhumatismes). Un peu plus loin à Sainte Lucie de Tallano, les thermes de Caldani aux eaux sulfureuses vous ressourceront.


Vous pourrez faire une ballade en bateau au départ de Porticcio, vers Piana, Scandola, les îles sanguinaires, ou pourquoi pas Ajaccio, où vous pourrez visiter la maison de Napoléon.

Sur la route de Bastia, le premier site européen de Tortues À Cupulatta vous attend, pour un journée en pleine nature.


Bien d’autres possibilités s’offriront à vous, mais nous serons là pour vous guider, et vous renseigner, alors n’hésitez pas !